DIMANCHE 17 MAI 2026 / 7ème DIMANCHE DE PAQUES 

(Ac 1, 12-14 ; Ps 26 ;1 P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b-11a)

Frères et sœurs dans le Seigneur, bonjour 

Je sens comme le devoir, après avoir médité l’évangile de ce dimanche, de nous inviter à un sentiment de reconnaissance à Jésus. Dans sa grande sollicitude, il a eu la bonté de nous confier à son Père avant de passer de ce monde vers le Père. La prière sacerdotale dont nous avons écouté un extrait dans l’évangile de ce jour est d’ailleurs consacrée à cela. Jésus prie pour ses Apôtres et pour ceux qui croiront à leur prédication, donc vous et moi qui confessons le Nom de Jésus. Pour conduire notre méditation de ce dimanche, je voudrais faire attention à une demande particulière que Jésus fait à son Père : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie ». Une demande qui pourrait paraître égoïste de la part du Fils, mais qui, à y voir de près, est offerte pour tous ceux qui sont au Christ. La gloire que le Christ réclame est celle du Père et que le Père lui donne de donner en partage à tous ceux qui croient en lui. En effet, Dieu de gloire a voulu créer l’homme à son image et à sa ressemblance. Et si Dieu est le Dieu de gloire, être son image signifie que nous aussi nous avons la gloire, ou du moins, nous sommes promis à cette gloire. Cette gloire que Jésus réclame est donc celle que tout un chacun de nous est en droit de demander ; pas simplement de demander, mais aussi et surtout de faire, ainsi que Jésus le dit, en accomplissant l’œuvre que le Père lui avait donnée à faire. Ainsi, pour avoir la gloire de Dieu, il nous faut faire sa volonté afin de travailler à la gloire de Dieu et d’entrer dans cette gloire. 

Avoir la gloire de Dieu, dans la logique de notre vie de chrétien, peut signifier, et c’est très important, de bénéficier en abondance des bénédictions de Dieu sur cette terre. En plus du fait que nous partageons la gloire de Dieu, nous continuons de voir Dieu entretenir cette gloire en nous, en pourvoyant aux besoins de notre vie humaine, en manifestant cette gloire à travers les diverses bénédictions dont il nous comble. Il met toutes choses à nos pieds, nous couronnant de gloire et d’honneur. Il le fait aussi en réalisant pour nous ses promesses de bonheur et de protection, car « rien ne manque à ceux qui craignent Dieu ». Avoir la gloire de Dieu consiste donc à vivre et à être comblé de tout ce qu’il faut pour que l’image et la ressemblance de Dieu rayonnent en nous. Et Dieu ne cesse de pourvoir à cela. Seulement qu’il y a une clé pour ouvrir les effluves de la bénédiction de Dieu qui nous donne part à sa gloire : travailler à la gloire de Dieu. 

Travailler à la gloire de Dieu est une condition inévitable pour avoir part à la gloire de Dieu. Pour y arriver, il nous faut reconnaître notre mission de témoins au cœur du monde. En tant que tels, nous sommes appelés à honorer Dieu à travers tout ce que nous faisons. Ce que nous faisons, disons ou pensons, est-il de nature à témoigner du chrétien que nous sommes et à honorer Dieu ? Dans la deuxième lecture, Saint Pierre nous met en garde : « Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur ». Ce sont là des exemples de ce qu’il ne faut jamais surprendre le chrétien en train de faire. Des actes du genre, il y en a que chacun doit avoir le courage de nommer pour s’en débarrasser car ils ne rendent aucunement gloire à Dieu. Mais « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela prenez-le à votre compte » (Ph 4,8). En le faisant, nous avons l’assurance de travailler à la gloire de Dieu. Ainsi nous sommes en chemin pour entrer dans la gloire de Dieu. 

Entrer dans la gloire de Dieu est l’objectif final de notre marche à la suite du Christ. C’est même la promesse que le Christ lui-même nous fait, quand il annonce à ses disciples qu’il va pour leur préparer une place. Une évidence de foi vers laquelle nous marchons si tant est que nous travaillons véritablement à la gloire de Dieu. Le but de tout notre pèlerinage terrestre est là : entrer dans la gloire de Dieu pour partager cette gloire avec le Christ, premier né des hommes à y entrer, y introduisant tous les membres de son corps qu’est l’Église. Cette promesse qui s’est réalisée en Jésus-Christ et dont nombreux de nos frères et sœurs, filles et fils de l’Eglise, font l’expérience béatifique. Elle est aussi nôtre et nous y sommes attendus. Que Dieu nous en donne la grâce, maintenant et à jamais. 

Père Sylvain YAI, Togbin

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