DIMANCHE 03 MAI 2026 / 5ème
DIMANCHE DE PAQUES
(Ac 6, 1-7 ; Ps 32 1
P 2, 4-9 ; Jn 14 1-12)
Frères
et sœurs dans le Seigneur, bonjour !
Jésus
est ressuscité ! Voilà ce que nous professons depuis cinq semaines
maintenant, tout en cherchant à mieux connaître le Ressuscité. Et au fil des
dimanches et des semaines, les textes liturgiques se donnent de nous révéler des aspects de ce Jésus que nous confessons. Mais le plus beau est que c’est Jésus
lui-même qui nous parle de lui-même et qui nous dit qui il est et ce que nous
devons croire de lui. Que nous dit-il aujourd’hui de lui-même ? Des nombreuses
déclarations dont regorge l’évangile de ce dimanche, je nous propose de focaliser
notre attention sur les réponses que donne Jésus aux questions de Thomas et de
Philippe.
« Seigneur,
nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Faisant écho aux flux d’inquiétudes qui envahissaient les disciples, alors que
Jésus passait de ce monde à son Père, Thomas une fois encore joue la carte du
pragmatisme. Jésus ne venait-il pas de sentir lui-même tout le trouble qui les
habitait ? Ne les a-t-il pas invités à sortir de ce trouble en mettant
leur foi en lui ? « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez
en Dieu, croyez aussi en moi ». En réponse à Thomas, Jésus profite pour
donner cette autre précision sur son identité : « Moi je suis le
chemin, la vérité et la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par
moi ». En effet, Jésus comme chemin est celui qui nous mène au Père sans
risque de nous perdre. En le suivant, nous avons la garantie de ne pas
faire fausse route et de ne pas être la proie des mercenaires qui nous
menacent. Toute personne qui se tient sur ce chemin est assurée d’arriver à bon
port, de parvenir au Père. Comme vérité, Jésus est celui qui nous révèle tout
ce que nous devons savoir sur le Père, sur nous-mêmes et sur les réalités du
monde à venir. Sa voix tranche avec les vérités truquées des mercenaires qui
cachent mal l’incohérence de leur enseignement. Jésus, Parole éternelle du Père,
est la vérité de Dieu pour le monde. Croire en lui nous garantit de ne pas nous
tromper sur comment nous devons aimer Dieu, le servir et aller à lui. Enfin, en
tant que vie, Jésus nous donne la vie. Non seulement il nous maintient dans
cette vie, mais il nous assure la vie qui ne finit pas, la finalité vers laquelle
toute vie est orientée. Qui croit en lui ne mourra pas, mais aura la vie
éternelle. Recevoir Jésus comme le chemin, la vérité et la vie est déjà pour le
chrétien l’assurance pour aller vers le Père. C’est le code pour nous de lever
une belle place là où est Jésus notre Maître, cette place qu’il est allé nous
préparer.
« Seigneur
montre-nous le Père et cela nous suffit ». Cette seconde demande d’un
autre disciple de Jésus est aussi un écho de cette soif qui habite tout disciple
de Jésus. Une soif qui doit devenir aussi la nôtre. Comme un cerf altéré cherche
l’eau vive, ainsi le chrétien doit chercher à connaître le Père, à connaître
Dieu. En réponse à cette demande et pour étancher notre soif, Jésus se donne à
nous comme la solution : pour connaître le Père, il faut connaître le
Fils. En effet, Jésus porte le souci de nous faire comprendre la relation intime
qui le lie à son Père, une relation si parfaite que qui a vu le Fils peut avoir
l’assurance d’avoir vu le Père. C’est sous l’autorité du Père qu’il partage le
message de vie, et c’est avec la bénédiction du Père qu’il accomplit ses œuvres.
Croire en lui implique de fait, croire au Père parce que le Père lui a remis
tout pouvoir. Pour nous chrétiens, profiter de cette relation du Père avec le
Fils, appelle que nous cherchions à rentrer nous aussi dans cette intimité au
point qu’en nous voyant vivre nous donnions de voir que c’est le Père qui vit
en nous, « c’est le Christ qui vit en nous ». Cela est possible si
nous arrivons à imiter l’exemple de Jésus qui a fait une seule chose : ACCOMPLIR
LES ŒUVRES DU PÈRE ET FAIRE LES ŒUVRES COMME LE PÈRE DEMANDE DE
LES FAIRE.
Père
Sylvain YAI, Togbin
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