DIMANCHE 15 MAR 2026 / 4ème DIMANCHE DE
CAREME / A
(1 S 16,1.6-7.10-13a ;
Ps 23 ; Ep 5, 8-14 ; Jn 9, 1-41)
Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !
Nous en sommes au quatrième dimanche de
notre marche quadragésimale. En ce dimanche, l’évangile que nous écoutons, nous
présente Jésus, non seulement comme la lumière, mais aussi comme celui en qui
nous avons la lumière. L’une des caractéristiques de la lumière est de permettre
de voir. En Jésus et uniquement par lui, nous pouvons donc quitter les ténèbres
de nos aveuglements. Nous pouvons désormais voir, contempler et confesser les
merveilles de Dieu. Pour nous accompagner dans notre méditation, je nous propose
de suivre Jésus dans les paroles qu’il a dites. Deux retiendront principalement
notre attention.
À la vue de l’aveugle de naissance, et en réponse à la question des disciples, Jésus déclare : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ». Pendant longtemps, et dans une certaine mesure aujourd’hui encore, on a souvent associé la souffrance à la conséquence du péché ; elle serait donc une certaine rétribution du mal ou du péché qui a été fait. Nous découvrons qu’il est possible que ce soit pour que Dieu accomplisse en nous ses œuvres. Non pas parce qu’il y trouve un certain plaisir, mais parce que le bien à obtenir pour nous est bien plus grand. Et pour qu’à travers notre souffrance, l’œuvre de Dieu s’accomplisse, il nous faut, comme le préconise Jésus, dans la suite de son intervention, « travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé ». Le faire pourrait consister déjà à accepter de ne pas chercher de bouc émissaire à notre situation, à ne pas rouspéter contre Dieu à longueur de journée; le faire aussi, serait de travailler à ne pas être la cause de la souffrance de l'autre. Travailler à l'oeuvre de Dieu, c'est surtout coopérer au bien de tous. Le faire consisterait enfin à porter notre souffrance et celle des autres, en nous unissant au mystère de la souffrance de Jésus. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. C’est lui seul qui peut nous faire la lumière sur notre souffrance et nous aider à la porter pour notre salut.
Ayant appris qu’il a été jeté dehors, Jésus le
retrouve et requiert sa foi. L’œuvre de Dieu que doit accomplir sa guérison ne
devrait pas se limiter à sa guérison physique. La vraie œuvre de Dieu, c’est la
vie qu’elle lui donne et celle-ci lui est donnée uniquement par la foi au
Fils de l’homme. Après sa guérison physique, qui est déjà un très grand motif
de joie, l’ancien aveugle de naissance reçoit Jésus et confesse sa foi. En effet,
si lors de sa première rencontre avec l’aveugle, Jésus a fait le geste qui le
guérit de sa cécité naturelle, lors de sa deuxième rencontre, c’est le cœur de
l’aveugle que Jésus ouvre à une autre lumière, la vraie lumière, celle de la
foi au Fils de Dieu. Aussi, pour mériter de passer de cet aveuglement
physique à la lumière, de l’enténèbrement du péché à la lumière, nous avons à
croire que Jésus est « la lumière du monde ».
De fait, frères et sœurs dans le
Christ, je nous suggère deux attitudes à adopter, à la méditation de ce texte. D’une
part, sortir des certitudes qui nous aveuglent et qui nous empêchent d’accueillir
les possibilités sans limites de notre Dieu. Et d’autre part, travailler aux œuvres
de Dieu, en laissant nos vies dire que Jésus est la lumière du monde. Tout ceci
fait de notre rencontre avec le Seigneur une si profonde expérience personnelle avec lui que nous
devenons totalement différents de notre passé. En effet, nous devenons véritablement des
êtres nouveaux, car la vie du Christ que nous recevons par la foi, nous
transforme de fond en comble, et c’est là tout le bonheur d'accepter et d’appartenir au
Christ.
Père Sylvain YAI, Togbin
Bonjour Abbé. Merci infiniment pour le message de ce quatrième dimanche. Que Dieu fasse de nous la lumière du monde.
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