DIMANCHE 19 OCTOBRE 2025 / 29ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / C

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

En ce dimanche, le vingt-neuvième de ce temps ordinaire, l’Eglise nous invite, à travers les textes qu’elle propose à notre méditation, à redécouvrir la nécessité de la persévérance dans la prière. C’est d’ailleurs comme cela que l’évangile introduit la parabole de ce dimanche : « Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager ». Nous la découvrirons à travers trois messages forts que je nous propose de retenir.

Un prérequis s’impose qui motive la prière. Celui qui va à la prière est forcément habité par la foi en Dieu. Il est évident pour lui que Dieu est celui qui peut l’écouter et qui peut lui venir en aide. Et voilà pourquoi, dans une confiance qui se fait foi, il a recours à Dieu. Le psaume responsorial annonce que le secours ne peut venir que du Seigneur : « D’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du SEIGNEUR qui a fait le ciel et la terre ». La prière est donc le regard que l’on oriente vers le Seigneur pour en appeler à sa grâce. Mais comment appeler le Seigneur si nous n’avons pas d’abord cherché à le reconnaître comme le seul digne de notre adoration et des désirs de notre cœur. Et pour que notre prière ne soit pas qu’un profit, utilitariste et introvertie, nous devons apprendre à développer une relation personnelle avec Dieu et faire de la prière que l’on adresse à Dieu un acte non pas sporadique, mais un acte ordinaire de notre vie. La prière n’est pas nécessaire seulement quand nous sentons que tout est bloqué pour nous, elle est nécessaire pour nous préserver dans une atmosphère ordinaire de la grâce. C’est la constance dans la prière.

A ce prérequis, s’ajoute ce que nous enseignent la première lecture et l’évangile : prier sans se décourager. Ici, tout porte à croire que le Seigneur est conscient qu’il se peut que nous ayons l’impression de ne pas être exaucés et d’être tentés d’abandonner la prière. Mais en partant de l’exemple de la veuve qui demande justice au point d’importuner le juge, Jésus finit par nous dire que non seulement Dieu est juste et qu’il ne fait pas attendre ceux qui crient vers lui jour et nuit, mais il ne les fait pas attendre. C’est une question fondamentale qui a cours dans la société de nos jours, surtout dans le monde des jeunes. Plusieurs cherchent à mettre leur vie sur les rails, mais ont l’impression que leur prière rencontre le silence trop long de Dieu. En appelant à ne pas se décourager et à persévérer dans la prière, la Parole de Dieu recommande : garder les mains toujours élevées vers le Seigneur et avoir toujours les yeux posés sur lui. Que jamais ne fléchissent les bras pour ne pas connaître le sort de l’armée de Josué chaque fois que Moïse baissait les bras.

Le troisième élément est un rappel que je voudrais faire à tous selon trois catégories de personnes : les parents, les époux et le peuple de Dieu. Je voudrais inviter tous les parents à se considérer comme Moïse pour leurs enfants. Pendant qu’ils sont pris par la recherche du sens de leur vie et par les combats quotidiens pour se faire une place dans la société, que les mains des parents soient toujours élevées, en priant pour eux. Qu’ils aient conscience de la nécessité de cette prière pour que ces enfants ne perdent jamais pieds et se laissent emporter par les discours trompeurs de notre monde. Il en va de même pour les époux. Que la prière mutuelle et réciproque fasse de chacun des Moïse pour son conjoint. Priez sans cesse pour celui ou celle qui sort pour affronter l’âpreté de la vie afin de ramener de quoi vivre dans la maison. C'est votre manière de le porter comme Moïse a porté les combattants et qu’ils ont vaincu leurs ennemis. Et que dire du peuple de Dieu pour notre Eglise universelle et diocésaine. Que tous se sentent le devoir d’être des Moïse pour garder les mains toujours levées vers le Seigneur en guise de prière. Paul nous y invite : « Je recommande que partout les hommes prient les mains levées vers le ciel… »

Père Sylvain YAI, Togbin


Commentaires

  1. Bonjour Abbé. Merci infiniment pour le message du jour. Que Dieu nous accorde la foi de Moïse.

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Merci infiniment à tous

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