DIMANCHE 05 OCTOBRE 2025 / 27ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / C
Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !
Deux préoccupations exprimées, dans les textes de ce jour, ont donné lieu à deux réponses et retiennent notre attention en ce dimanche. Le cri de détresse du peuple de Dieu et la demande des disciples dans l’évangile ! Les réponses de Dieu et de Jésus, pour chacun des cas, sont une école vivante pour notre vie de chrétien.
Dans la première lecture, le prophète Habacuc, au nom de tout le peuple, appelle le Seigneur au secours : « combien de temps, SEIGNEUR, vais-je appeler, sans que tu entendes ? crier vers toi : " Violence !", sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? » C’était pour lui, comme pour le peuple, un cri de détresse devant la violence qui dicte sa loi, mais plus encore une lamentation devant le silence de Dieu. Le silence de Dieu pour, eux, signifiait qu’il restait sans rien faire pour les défendre, pour les sortir de leur détresse. Mais le Seigneur, à travers sa réponse, les renvoie à prendre plutôt leur responsabilité : retrouver la fidélité pour vivre. Frères et sœurs, aujourd’hui encore, des situations géopolitiques, sociales et humanitaires peuvent nous donner l’impression que le Seigneur garde trop le silence. Nous pouvons, à raison, devant les foyers de violence, de guerre, de famine et de misère, être tentés d’interpeller le Seigneur et même de lui faire le procès d’être, sinon à l’origine du mal qui se généralise, du moins de trop garder le silence. A toutes ces préoccupations légitimement exprimées, la réponse de Dieu à son peuple nous enseigne une vérité fondamentale qui doit nous éclairer. Ce qui peut faire retrouver l’idéal que nous espérons vivre, c’est notre fidélité à la Parole de Dieu ! Dieu parlera, il agira pour confondre le mal dans notre monde, si nous les chrétiens, en particulier, et tous les hommes en général, mettons la fidélité au cœur de notre vie. Il agira, pour le bonheur du monde, par des hommes et des femmes qui tournent dos à l’insolence pour rechercher la justice et la fidélité.
Pour les atteindre, la foi, comme nous le suggèrent les autres textes de ce dimanche, constitue une école incontournable. C’est si évident que les disciples ont demandé à Jésus d’augmenter en eux la foi. La foi constitue le précieux creuset où se transmettent la confiance en Dieu et l’obligation de la fidélité. En réponse à la demande des disciples, Jésus démontre la force transformatrice de la foi : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi ». Caractérisée par l’humilité, la foi a la capacité de nous obtenir de la part de Dieu, ce que les plus belles performances ne parviennent pas à atteindre. Cela est possible parce que la foi nous vide de notre autosuffisance pour nous faire compter sur la grande puissance de Dieu. Voilà pourquoi celui qui a la foi, sait qu’il dépend complètement de Dieu. Sa vie n’a de sens que dans la mesure où il est juste et loyal envers Dieu.
Frères et sœurs, la fidélité et la foi, les deux maîtres-mots de notre méditation de ce jour, entretiennent, vous le constatez bien, une relation étroite. La vie du chrétien tient aussi à ces deux éléments si nous voulons qu’elle porte du fruit. Pendant que les grandes puissances de ce monde, répondent à la violence par la violence, Dieu choisit de compter sur nous pour donner réponse au cri strident du monde qui ploie sous la violence, la guerre, la famine et la misère. L’arme est entre nos mains : la foi qui nous appelle à la fidélité et à l’abandon total à Dieu.
Père Sylvain YAI, Togbin
Que notre Foi triomphe par notre fidélité au Seigneur.
RépondreSupprimerMerci Pater
Que le Seigneur nous accorde la véritable foi pour l'adorer réellement. Merci infiniment pour le message de ce dimanche.
RépondreSupprimer