DIMANCHE 18 JANVIER 2026 / 2ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / A

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

Des textes que l’Eglise notre Mère nous propose en ce dimanche, se dégagent comme une feuille de route pour le temps ordinaire que nous avons commencé il y a peu. En effet, après avoir célébré les fêtes de la nativité, il était important pour nous de préciser ce que nous savons de cet enfant qui nous est né et que nous avons accueilli. Les textes nous présentent deux figures de choses de la personne de Jésus que je nous propose de découvrir.

La première lecture nous propose de reconnaître les mots d’élection et de prédilection d’Isaïe comme s’appliquant à Jésus, lui que le Seigneur a choisi et constitué comme lumière pour tous les peuples. Jésus que nous avons accueilli à Noël et dont les grâces doivent continuer d’illuminer nos vies, est donc la lumière que Dieu nous donne. En le reconnaissant comme tel, nous acceptons de vivre le temps ordinaire qui commence en nous laissant guider par cette lumière. Elle doit irradier notre route au quotidien, nous qui, par la grâce de notre baptême, nous sommes passés des « ténèbres à son admirable lumière ». Mais en plus d’être cette lumière pour nous, Jésus l’a, par le fait de son incarnation, communiquée à chacun pour que le salut de Dieu parvienne aux extrémités de la terre. Noël, que nous avons célébré, fait donc de nous des missionnaires qui doivent porter non seulement la joie au monde mais doivent rayonner, à la manière d’un faisceau de lumière, au milieu du monde. Voilà ce que le Seigneur attend de nous.

Jésus, a été, dans l’évangile de ce dimanche, désigné comme l’ « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». C’est en effet là les mots par lesquels Jean a révélé Jésus qui passait. Le présenter comme Agneau de Dieu deux observations. En tant qu’Agneau, Jésus est donc, en rappel à l’agneau qui est immolé, celui qui matérialise l’alliance entre Dieu et les hommes. C’est en lui qui nous « avons le rachat », c’est lui qui paie le prix qu’il faut pour notre rédemption. Il répond ainsi à sa vocation d’enlever les péchés du monde. Son sang est celui qui purifie les hommes de tous leurs péchés. Jean en présentant Jésus comme l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, ouvre un coin de voile important sur la mission et la vocation de Jésus. Il est celui qui vient après lui, mais qui a été, de toute éternité, plus grand que lui. Et ce qu’il a de plus que lui, c’est que Jésus est le principe de salut que Dieu a choisi pour se réconcilier tous les peuples. Pour le faire, il a appris l’obéissance et n’a pas hésité de s’offrir en holocauste pour le rachat des hommes.

En méditant ces textes en ce dimanche, nous devons prendre conscience du fait que, illuminés par le Christ, irradiant de la lumière du Christ, et surtout sauvé par l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, nous sommes « appelés à être des saints ». C’est d’ailleurs le commun de ceux qui invoquent le Nom du Seigneur. Ce nom qui est le seul qui sauve !

Père Sylvain YAI, Togbin !

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