DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2025 / 1er DIMANCHE DU TEMPS DE L’AVENT / A
Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !
Avec la célébration de ce dimanche, nous entrons dans la nouvelle année liturgique A. Celle-ci commence avec le précieux temps de l’Avent. Nous sommes invités à nous préparer à vivre la solennité de la Nativité de notre Seigneur en apprêtant nos cœurs, en apprêtant comme le dit la Parole de Dieu, ses chemins. Je souhaite que ce temps de l’Avent, par lequel commence cette année liturgique, soit porteur de grâce de renouvellement et de sanctification pour nous tous.
Trois invitations nous sont faites par les textes liturgiques qui ouvrent ce temps. Elles sont comme des conditions qu’il nous faut remplir pour optimiser notre relation à Dieu durant ce temps et bien au-delà, durant toute l’année liturgique. Elles sont : se décider à aller à la rencontre du Seigneur qui vient à nous sur sa montagne sainte ; sortir de notre sommeil et nous revêtir des armes de la lumière ; rester sur nos gardes.
La première lecture nous invite à monter à la montagne où se tient la maison du Seigneur. Dans la littérature biblique, la montagne est un lieu symbolique de rencontre entre Dieu et l'humanité, de révélation divine et de consécration. Les prophètes y sont souvent montés pour y conduire le peuple de Dieu. Elle s’est donc imposée, dans la tradition juive et même évangélique, comme le lieu où Dieu se fait rencontrer, où il nous donne sa loi et ses préceptes. En nous invitant, au début de ce temps de l’Avent, à monter à la montagne du Seigneur, la parole de Dieu nous presse de nous mettre nous aussi en marche et de faire l’effort que cela nécessite pour nous rencontrer le Seigneur qui vient à notre rencontre. Pour notre bonheur, le Seigneur nous y attend pour nous enseigneur ses chemins, c’est-à-dire pour nous entraîner à faire la volonté de Dieu. Mais ce qu’il nous apprendra à faire surtout, ce sera d’abandonner les armes létales de la guerre, car il y a d’autres armes plus vitales que nous recommande la lettre de Saint Paul aux Romains.
Dans la deuxième lecture de ce dimanche, l’épître aux Romains attire notre attention sur deux mouvements qu’il nous faut faire sans tarder. D’une part, sortir de nos sommeils. Cette invitation, précédée par le rappel que la nuit est bientôt finie et que le jour est tout proche, traduit l’urgence d’abandonner les chemins de l’indifférence ou de la paresse, qui peut nous conduire à négliger notre relation avec Dieu. L’effort de sortir de ce sommeil est une responsabilité que chacun doit prendre tout en comptant sur la grâce de Dieu qui vient en appui. Et il se traduit par le fait de nous éloigner des comportements négatifs comme l'immoralité, la débauche ou l'ivrognerie, qui sont comparés à des actes de nuit. D’autre part, l’Apôtre nous invite aussi à nous revêtir des armes de lumière. Après avoir abandonné le sommeil de la nuit, nous devons adopter de vivre dans la lumière et agir comme on le fait en plein jour. Cela signifie concrètement que nous devons vivre honnêtement, sans double jeu et sans hypocrisie devant le Seigneur et devant les hommes. Nous devons vivre tout à l’opposé des œuvres des ténèbres et refléter le Christ que nous portons.
L’évangile abonde dans le même sens en nous appelant à veiller. Ce devoir de veiller s’impose à nous pour deux raisons qu’évoque l’évangile. D’abord, cela nous évite à nous habituer au péché et aux ténèbres. En effet, Jésus insiste sur le fait de rester sur nos gardes pour que nos cœurs ne s’alourdissent au péché. Cette attitude de veille nous évite donc de nous complaire au péché et nous pousse à nous battre contre le mal et l’injustice. Voilà bien là ce que le Seigneur attend de nous. Ce qui fait de nous des serviteurs que le maître trouve en arrivant à son travail. Veiller signifie aussi que nous devons attendre pour ne pas nous laisser surprendre. C’est d’ailleurs dans cette attente que nos attitudes de veille nous gardent. L’évangile de ce jour insiste justement sur ce deuxième aspect en martelant que le Fils de l’homme viendra au moment où nous n’y pense pas, à l’improviste.
Pour que sa venue ne nous surprenne pas, frères et sœurs, allons, montons à la montagne du Seigneur, sortons de nos sommeils et revêtons-nous des armes de la lumière. Ainsi serions-nous prêts pour l’accueillir quand il arrivera et frappera à la porte. Et ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui.
Père Sylvain YAI, Togbin.
Avec la célébration de ce dimanche, nous entrons dans la nouvelle année liturgique A. Celle-ci commence avec le précieux temps de l’Avent. Nous sommes invités à nous préparer à vivre la solennité de la Nativité de notre Seigneur en apprêtant nos cœurs, en apprêtant comme le dit la Parole de Dieu, ses chemins. Je souhaite que ce temps de l’Avent, par lequel commence cette année liturgique, soit porteur de grâce de renouvellement et de sanctification pour nous tous.
Trois invitations nous sont faites par les textes liturgiques qui ouvrent ce temps. Elles sont comme des conditions qu’il nous faut remplir pour optimiser notre relation à Dieu durant ce temps et bien au-delà, durant toute l’année liturgique. Elles sont : se décider à aller à la rencontre du Seigneur qui vient à nous sur sa montagne sainte ; sortir de notre sommeil et nous revêtir des armes de la lumière ; rester sur nos gardes.
La première lecture nous invite à monter à la montagne où se tient la maison du Seigneur. Dans la littérature biblique, la montagne est un lieu symbolique de rencontre entre Dieu et l'humanité, de révélation divine et de consécration. Les prophètes y sont souvent montés pour y conduire le peuple de Dieu. Elle s’est donc imposée, dans la tradition juive et même évangélique, comme le lieu où Dieu se fait rencontrer, où il nous donne sa loi et ses préceptes. En nous invitant, au début de ce temps de l’Avent, à monter à la montagne du Seigneur, la parole de Dieu nous presse de nous mettre nous aussi en marche et de faire l’effort que cela nécessite pour nous rencontrer le Seigneur qui vient à notre rencontre. Pour notre bonheur, le Seigneur nous y attend pour nous enseigneur ses chemins, c’est-à-dire pour nous entraîner à faire la volonté de Dieu. Mais ce qu’il nous apprendra à faire surtout, ce sera d’abandonner les armes létales de la guerre, car il y a d’autres armes plus vitales que nous recommande la lettre de Saint Paul aux Romains.
Dans la deuxième lecture de ce dimanche, l’épître aux Romains attire notre attention sur deux mouvements qu’il nous faut faire sans tarder. D’une part, sortir de nos sommeils. Cette invitation, précédée par le rappel que la nuit est bientôt finie et que le jour est tout proche, traduit l’urgence d’abandonner les chemins de l’indifférence ou de la paresse, qui peut nous conduire à négliger notre relation avec Dieu. L’effort de sortir de ce sommeil est une responsabilité que chacun doit prendre tout en comptant sur la grâce de Dieu qui vient en appui. Et il se traduit par le fait de nous éloigner des comportements négatifs comme l'immoralité, la débauche ou l'ivrognerie, qui sont comparés à des actes de nuit. D’autre part, l’Apôtre nous invite aussi à nous revêtir des armes de lumière. Après avoir abandonné le sommeil de la nuit, nous devons adopter de vivre dans la lumière et agir comme on le fait en plein jour. Cela signifie concrètement que nous devons vivre honnêtement, sans double jeu et sans hypocrisie devant le Seigneur et devant les hommes. Nous devons vivre tout à l’opposé des œuvres des ténèbres et refléter le Christ que nous portons.
L’évangile abonde dans le même sens en nous appelant à veiller. Ce devoir de veiller s’impose à nous pour deux raisons qu’évoque l’évangile. D’abord, cela nous évite à nous habituer au péché et aux ténèbres. En effet, Jésus insiste sur le fait de rester sur nos gardes pour que nos cœurs ne s’alourdissent au péché. Cette attitude de veille nous évite donc de nous complaire au péché et nous pousse à nous battre contre le mal et l’injustice. Voilà bien là ce que le Seigneur attend de nous. Ce qui fait de nous des serviteurs que le maître trouve en arrivant à son travail. Veiller signifie aussi que nous devons attendre pour ne pas nous laisser surprendre. C’est d’ailleurs dans cette attente que nos attitudes de veille nous gardent. L’évangile de ce jour insiste justement sur ce deuxième aspect en martelant que le Fils de l’homme viendra au moment où nous n’y pense pas, à l’improviste.
Pour que sa venue ne nous surprenne pas, frères et sœurs, allons, montons à la montagne du Seigneur, sortons de nos sommeils et revêtons-nous des armes de la lumière. Ainsi serions-nous prêts pour l’accueillir quand il arrivera et frappera à la porte. Et ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui.
Père Sylvain YAI, Togbin.
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Merci infiniment à tous