DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2025 / DIMANCHE DU CHRIST-ROI DE L’UNIVERS / C
Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !
La royauté de Jésus que nous célébrons avec pompe en ce jour s’étend sur tout l’univers, c’est-à-dire le monde visible et le monde invisible. Il est donc Roi sur tout et sur tous, que l’on croie en lui ou pas. Pour nous accompagner dans notre méditation des textes de ce jour, je voudrais nous proposer suivre trois points d’attention.
Avec le second livre de Samuel que nous avons écouté en première lecture, nous comprenons aisément que la royauté de Jésus s’inscrit dans la grande lignée de son Père David. Nous avons écouté dans ce texte comment toutes les tribus d’Israël s’unissent aux pieds du fils de Jessé pour faire de lui leur roi. C’est justement à ce dernier que Dieu a promis de faire sortir de sa descendance un rejeton qui régnera sur le trône de David son Père. Jésus est donc, fils de David, roi de sa descendance. Nnous avons, qui parcourent les Saintes Ecritures, des références qui annoncent et reconnaissent que Jésus est le fils de David qui siège sur son trône. Le premier corpus évangélique commence justement par cette belle annonce : « Généalogie de Jésus, Christ, fils de David… » ; nous entendrons aussi l’Ange Gabriel, à l’annonciation, déclarer : « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1,35). C’est déjà cette royauté de Jésus que nous célébrons et que proclamons aujourd’hui. Mais au-delà de ce règne sur un seul peuple, c’est aussi cette royauté que Dieu son Père lui a donnée et qu’il exerce sur tout l’univers qu’il nous est donnée d’adorer. Cette royauté, il la tient par la puissance de sa co-éternité avec le Père, par l’obéissance et l’abaissement qu’il acceptés jusqu’à la mort et par la gloire de sa résurrection. Tout cela mis ensemble donne à Saint Paul de confesser : « c’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et aux enfers, et que toute langue proclame : Jésus est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Cette puissance et cette gloire de Jésus se laissent encore plus connaître à travers les différentes liturgies que relate le livre de l’Apocalypse.
L’originalité de la royauté de Jésus tient au fait qu’il n’en est fait pas un privilège exclusif. Mais il choisit de la partager avec nous. Ainsi fait-il de nous des co-héritiers de sa gloire et de sa royauté. A la différence des chefs de ce monde qui sont jaloux de leur pouvoir, Jésus nous donne le sien en partage. Tout porte même à croire que sa royauté consiste à faire de ses sujets de nouveaux rois à son image et c’est ainsi que son royaume à lui grandit. A ceux qui étaient ses disciples, en quelque sorte ses sujets, il déclare qu’il ne les appelle plus serviteurs, mais des amis. A nous tous qui croyons en lui, il nous promet une place auprès de son Père : « Je pars vous préparer une place ; et là où je suis, vous y serez vous aussi ». Cette grâce de partager sa royauté, il l’a donnée à tous ceux qui se déclarent pour lui, en acceptant de recevoir le bain du baptême qui fait de nous des prêtres, des prophètes et des rois.
La royauté est offerte, certes, mais elle reste à être accueillie afin qu’elle libère en nous les grâces qui en découlent. Elle est pour tous, mais tous doivent travailler à la mériter en remplissant certaines conditions. Le Seigneur Jésus nous rassure que tous sont appelés, mais peu sont élus. Pour être parmi ce peu d’élus, nous devons déjà accueillir et reconnaître la royauté de Jésus. De manière plus précise, il nous faut nous confier à sa seigneurie et vivre comme il nous demande de le faire. Dans l’évangile qui nous est proposé en ce dimanche, nous avons l’exemple du deuxième suspendu à la croix avec Jésus qui peut nous inspirer. A la différence de tous ceux qui sont intervenus avant lui, il a plutôt reconnu la Seigneur de Jésus, il l’a confessé et a demandé à être introduit dans son royaume. Nous comprenons bien, frères et sœurs, que nul ne peut prétendre partager la royauté de Jésus s’il ne commence par confesser cette royauté, s’il ne commence pas par vivre de cette royauté. Il s’agit là pour nous d’un impératif que nous devons travailler à honorer parce que nous sommes tous appelés à avoir le royaume en partage. C’est l’autre nom du salut que nous cherchons.
Père Sylvain YAI
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Merci infiniment à tous