DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2025 / 25ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / C

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

Une certaine manière de lire les textes de ce dimanche pourrait nous empêcher d’accueillir le message de grâce que le Seigneur nous offre. Plutôt que d’y voir des menaces de la part du Seigneur, il faut y voir un chemin qu’il nous propose, un chemin plus que sûr pour plaire à Dieu et avoir la vie éternelle. Ce chemin a l’avantage de nous rappeler que nous sommes des intendants de notre vie. Car le vrai propriétaire, Dieu, nous l’a confiée pour que nous puissions en prendre soin, la fructifier et lui en rendre des comptes. Cette perspective de devoir rendre compte à Dieu de la gestion de notre vie nous presse à reconsidérer notre relation avec nos frères, avec l’argent et avec Dieu lui-même. Les textes de ce jour, peuvent nous permettre, si nous voulons, de ressortir trois vertus qui ne doivent jamais faire défaut aux gérants que nous sommes.

D’une part, le bon gérant est assoiffé de la justice. Dans la première lecture, ce souci de justice dont les hommes, surtout les plus puissants et les plus riches, doivent faire montre, est une prescription de Dieu. Et c’est avec des faits concrets, valables encore aujourd’hui, que le prophète Amos, lance la sonnette d’alarme : « diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances » Il invite ses interlocuteurs à ménager le pauvre et le faible, et les met en garde contre toute manipulation qui méprise le droit et la justice. Nos sociétés contemporaines doivent écouter cet avertissement avec une oreille très attentive. Et nous les chrétiens au cœur de la société, le rappel nous est fait que les biens du Seigneur, nous devons les gérer avec une attention particulière à l’égard des pauvres et des faibles. Les affaires ne doivent jamais nous faire oublier d’être justes et de faire justice. Il me semble que c’est sur ce terrain que le monde nous attend. Que jamais malheur ne nous arrive d’écraser le malheureux, d’être la raison pour laquelle le pauvre crie vers le Seigneur. C’est un méfait que le Seigneur n’oubliera pas.

Le bon gérant sait aussi être digne de confiance. Dans l’évangile de ce jour, Jésus a été très explicit sur la nécessité de se montrer digne dans les affaires de ce monde : « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande ». C’est nous dire que notre relation avec les petites choses est la mesure de ce que peut être celle que nous tissons avec les grandes. Plus exactement, notre relation avec les biens de ce monde annonce quelles sont nos dispositions à recevoir le bien véritable. Au-delà d’un discours, il s’agit concrètement pour nous, à travers notre manière confiante de gérer les biens de ce monde, de nous exercer à attendre ceux que le Seigneur promet au bon et fidèle serviteur.

Le bon gérant sait choisir Dieu au mépris de l’argent. La finale de l’évangile peut nous désarçonner, mais il est clair qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois, on ne peut pas servir Dieu et l’argent. En tant que gérant, nous devrons toujours choisir le parti de Dieu. Nous devrons savoir que l’argent et les biens de ce monde, nous viennent de Dieu et qu’il les met à notre disposition, non pas pour qu’ils nous dominent et nous asservissent. Dieu nous fait don des richesses de la terre, afin qu’en les développant, nous puissions nous rapprocher de Lui. L’argent et les richesses ne doivent pas être un but, mais des moyens pour approcher Dieu. L’unique but à atteindre est Dieu et tout le reste dans la vie est ordonné vers ce seul but, même l’argent. Et s’il peut être utile d’être ami avec l’argent pour atteindre Dieu, qu’attendons-nous ?

Père Sylvain YAI, Togbin


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