DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2025 / FETE DE LA CROIX GLORIEUSE

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

Les textes que nous propose la liturgie de ce dimanche peuvent nous permettre d’envisager une définition de la croix. Si nous savons, qu’avec Jésus, elle cesse d’être un objet d’opprobre, nous pouvons alors l’accueillir comme "la réponse de Dieu à l’humanité". Par la croix, en effet, Dieu donne une réponse d’amour au péché de l’homme, il restaure l’homme dans sa dignité originelle et l’introduit dans le salut de la vie éternelle.

Par la croix, Dieu donne une réponse au cri de l’homme, subissant le prix de son péché. En effet, quand le peuple, après avoir récriminé contre Moïse, a connu la morsure du serpent, il a élevé son cri vers Dieu : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents ». En réponse, Dieu a ordonné à Moïse de faire élever un serpent brulant qui sera source de vie pour tous ceux qui le regarderont. Ce serpent de bronze dressé par Moïse a été source de vie et de guérison de ces gens là. Mais la croix de Jésus, dont le serpent de bronze est la préfiguration, est source de vie et de guérison de tout le genre humain. Car ce n’est pas de la simple morsure du serpent qu’elle nous préserve, mais de ce serpent antique qui, à travers le péché, continue de blesser tous les hommes. Ainsi, la croix de Jésus, est la réponse de Dieu au cri languissant de tous les hommes qui subissent les affres du péché, ce serpent dont la morsure compromet fortement leur salut. Tout homme qui, se sent sous l’emprise du péché et qui regarde vers lui, resplendira, sans ombre ni trouble au visage. La croix de Jésus guérit du péché, de la mort et de la damnation éternelle. C’est à la croix de Jésus que Dieu a attaché le salut du monde.

Par la croix, comme nous pouvons le comprendre dans la deuxième lecture, Dieu par son fils, donne une réponse à la désobéissance de l’homme. Dans son épître aux Philippiens, Paul déclare que Jésus a été exalté au-dessus de tout nom, par ce qu’ « il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix ». Contrairement à Adam qui a succombé par sa désobéissance et a connu la déchéance, Jésus, en obéissant à son Père et en mourant sur la croix pour nous les hommes, a donné la satisfaction qu’il a toujours attendue de l’homme. Ainsi, ce n’est point le sang répondu sur la croix qui a consolé le cœur de Dieu, mais l’obéissance sans condition de son fils. Et pour cela, Dieu l’a exalté, c’est-à-dire qu’il lui a donné la dignité originelle. Cela nous fait comprendre frères et sœurs, que c’est en obéissant et en faisant la volonté de Dieu que nous pouvons être fiers d’être de véritables hommes, du moins tels que Dieu nous a toujours voulus dès la création du monde. Adam et Eve ont désobéi à Dieu et ont connu la déchéance entraînant avec eux toute l’humanité. Jésus a obéi à Dieu et ainsi a réconcilié l’humanité déchue avec Dieu. A la désobéissance de l’homme en Adam, Dieu répond par l’obéissance de son fils et sauve ainsi l’humanité.

Par la croix, Dieu donne une réponse d’amour à l’homme qui frappe à la porte du salut. Jésus, dans l’évangile, fait de la foi en lui, dressé comme le serpent de Moïse au désert, la condition sine qua non de la vie éternelle : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ». Dieu donne la vie éternelle, à travers la croix de son fils, parce qu’il a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son fils unique. Désormais, la croix, autrefois instrument de condamnation, est devenue l’instrument privilégié de notre salut, de notre victoire. S’il nous arrive de nous demander à quel point Dieu nous aime et jusqu’où peut aller son amour, la croix est là, dressée qui nous dit : in finem dilexit (il les aima jusqu’au bout.

En ce jour, et à la fin de cette méditation, je voudrais nous rappeler que la croix est le sceptre de la puissance de Jésus mais aussi de notre puissance. Avec Jésus, nous avons été tous crucifiés et avec lui, nous partageons sa victoire. Si seulement, nous pouvons devenir, de jour en jour, conscients de cette victoire de Jésus qui est aussi la nôtre ! Alors, nous pourrons dire à toutes les situations angoissantes de notre vie, "avec Jésus, sur la croix, nous sommes victorieux". Et comme il convient de marcher avec les marques de sa victoire, pourquoi ne serions-nous pas fiers d’arborer notre croix, signe de notre appartenance au Christ et de notre victoire ?

Père Sylvain YAI, Togbin


Commentaires

  1. Bonjour Abbé. Merci beaucoup pour le message du jour. J'ai suivi cette histoire pathétique de la Croix glorieuse. La Croix de Jésus-Christ est digne de vénération. Excellente journée dominicale et bonne fête à tous.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Merci infiniment à tous

Posts les plus consultés de ce blog