MEDITATION DU DIMANCHE 27 JUILLET 2025 / 17ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / C

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

L’Eglise nous propose, en ce dimanche, de suivre des textes qui portent sur la prière de demande. Et l’évangile l’articule de manière précise et Jésus en fait à la limite un commandement : « Demandez, on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Lc 11,9). Voilà qui engage tous ceux qui suivent Jésus à oser des prières de demande, adressées à Dieu ! Jésus ne fait peser aucune condition sur le demandeur, ni sur la nature de la demande. Il s’agit simplement de nous tourner vers Dieu, lui faire part, sans nous lasser, de ce qui nous préoccupe, parfois en criant notre douleur ou notre révolte. Il nous rassure que notre demande ne sera pas sans réponse : « En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira ». Pour qu’il en soit ainsi, les textes de ce jour nous suggèrent des attitudes concrètes à avoir. Je voudrais nous en proposer trois pour notre méditation de ce jour.

La première qui me vient à l’esprit, c’est la connaissance de l’identité de Dieu comme Père et de notre identité comme fils. Il est évident, frères et sœurs, qu’on ne demande pas auprès de n’importe qui, qu’on ne cherche pas n’importe où et qu’on ne frappe pas à n’importe qu’elle porte. On se rassure que celui chez qui on frappe, ou après de qui on demande nous connaît et qu’il est en mesure de nous donner ce que nous voulons. L’incipit de la prière d’Abraham, dans la première lecture, nous rassure que notre père dans la foi connaît bien le Dieu à qui il s’adresse et le rassure du fait qu’il sait qui il est et ce dont il est capable : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? … Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait-il pas selon le droit ? ». C’est sur la base de ceci qu’il connaît de Dieu qu’il a osé faire ses demandes de manière aussi lyrique ! Et nous qui nous adressons à Dieu aujourd’hui, que savons-nous de Lui ? Et que nous inspire ce que nous savons de Lui ? Pour le connaître, nous avons besoin de le découvrir dans sa Parole et dans les expériences que nous voyons les autres vivre avec Lui, comme peut nous inspirer la vie des saints !

La deuxième attitude est celle de la confiance. Il me semble que celle-là est la suite logique de ce que nous venons de dire. La confiance qui nait de ce que nous savons de Dieu et de ce que nous l’avons vu faire dans le passé. Cette confiance peut se bâtir sur deux assurances que nous avons. D’abord l’assurance que notre baptême nous constitue des prêtres, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui peuvent adresser leurs prières vers Dieu qui est leur Père. La seconde est que la mort de Jésus a payé le prix de la dette qui nous disqualifiait de nous tenir devant Dieu. Ces deux éléments réunis, nous disposent, on ne peut plus bien, pour oser faire des demandes. Voilà pourquoi, frères et sœurs, dans notre adresse à Dieu, nous ne devons pas nous réserver encore moins faire preuve de l’ombre d’un doute. Notre prière doit être faite avec la pleine confiance en Dieu. Notre prière doit être faite avec la pleine confiance qu’il nous exaucera.

La dernière attitude est celle de la liberté qui doit caractériser notre prière. Dans l’évangile de ce jour, en nous donnant l’exemple de cet homme qui, de nuit, a montré du sans gêne pour réveiller son ami, nous invite à cette liberté. Elle est ce dont nous avons besoin pour nous adresser à Dieu. En tant que fils, et confiant en la bonté de notre Père, notre prière doit être dégagée de tout inquiétude et être le plus sincère possible. Cette liberté demeure dans le fait que nous pouvons lui demander tout ce que nous voulons, avec la réserve que cela soit fait selon sa volonté. Le pape François nous le rappelle : « On doit prier avec liberté. Tu pries quand tu sens dans ton cœur l’envie de prier. C’est la spontanéité qui nous donne l’envie de prier» et non une quelconque obligation de le faire.

Père Sylvain YAI, Granville, France.


Commentaires

  1. Bonjour Abbé. Merci beaucoup pour le message dominical.
    Que Dieu vous bénisse.

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