MEDITATION DU DIMANCHE 20 JUILLET 2025 / 16ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / C

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour !

Dans la deuxième lecture de ce dimanche, Saint Paul nous donne une bonne nouvelle qui est appelée à révolutionner notre relation à Dieu, au monde et à nos frères et sœurs. De manière très solennelle, il dit : « Le Christ est parmi vous ». Cette nouvelle a parcouru la trame de tout l’évangile. De Bethléem au Calvaire, toute la vie de Jésus a été démonstration que le Christ (le Messie, l’Envoyé de Dieu) est parmi vous. Déjà à l’annonce de sa naissance, l’ange de Dieu avait demandé de donner à Jésus le nom de Emmanuel qui signifie « Dieu avec nous ». A sa naissance, les anges qui chantaient la joie de la naissance de Jésus ont annoncé aux bergers que le Messie leur est né ; ils ont vite fait de comprendre qu’avec ce messie qui naît, c’est le Christ de Dieu qui vient vivre au milieu d’eux. En commençant sa prédication, Jésus portait pratiquement une seule et bonne nouvelle : « Le royaume des cieux est au milieu de vous ». Et c’est celle-ci qu’il va charger ces disciples de porter à tous les peuples vers lesquels il les envoie. Aujourd’hui encore, frères et sœurs, la présence du Christ au milieu de nous est une nouvelle qui continue de nous réjouir et de déterminer les choix que nous faisons dans nos relations avec Dieu, nos frères et sœurs et dans notre vie en général. Voilà pourquoi, en partant des textes de ce dimanche, je voudrais nous exposer quatre lieux où nous sommes appelés à accueillir cette présence de Dieu au milieu de nous.

Le premier lieu où Dieu manifeste sa présence, c’est bel et bien dans l’étranger qui passe dans nos vies. Comme dans la première lecture, Dieu vient à nous, comme les visiteurs de Mambré, à travers les nombreuses personnes qu’il met sur nos routes. En cette grande période de vacances, nous rencontrons et accueillons plusieurs étrangers qui passent et qui sollicitent notre hospitalité et notre générosité. Leur réserver un bon accueil, leur donner l’eau de l’amitié et le pain du partage peut nous procurer la bénédiction de Dieu comme il en a été pour Abraham et Sahara. Voilà pourquoi nous devons rivaliser d’ardeur pour ne jamais fermer notre porte à l’autre, particulièrement à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve qui sont les privilégiés de Dieu. Le geste d’accueil que nous leur offrons se rapporte immédiatement à Dieu et en les accueillant c’est Dieu lui-même que nous accueillons.

Le deuxième lieu où nous pouvons accueillir Dieu, c’est dans les souffrances. Les porter dans la foi et dans l’espérance nous permet d’accueillir le Christ qui vient nous visiter. Dans cette logique, notre regard sur la souffrance doit alors changer pour qu’elle devienne un chemin de sanctification pour nous. Ainsi plutôt que de désespérer au cœur de la souffrance, nous y voyons la visite du Seigneur qui ne nous laisse jamais en sortir sans que sa grâce s’accroisse en nous.

Le troisième lieu, c’est bien dans la contemplation que Dieu se montre à nous et nous permet de l’accueillir. Ici l’exemple de Marie, qui contraste avec celle de sa sœur Marthe, est un grand enseignement pour nous. En effet, pendant que Marthe était accaparée par les soucis de service, Marie était assise au pied de Jésus pour l’écouter. Et ce fut la meilleure part que le Seigneur a salué. Au cœur de nos activités qui nous prennent si tant, nous devons aussi apprendre à accueillir le Seigneur qui vient à nous dans le silence de sa présence sacramentelle mais aussi au cœur du silence que nous pouvons faire. Le risque est sûrement grand de penser que c’est nous qui accueillons le Seigneur, alors qu’en vérité c’est lui qui nous accueille et qui se donne à nous.

Le dernier lieu où je voudrais nous proposer de le rencontrer, c’est enfin dans la contemplation et dans l’accueil de la beauté de la nature. Là aussi, le Seigneur nous donne de l’accueillir. Oui nous le reconnaissons et l’accueillons dans l’alternance heureuse des saisons, dans les fleurs et les savanes dorées sous nos yeux. Avoir conscience que le Christ est parmi nous, nous appelle à respecter, à travailler à sauvegarder cette nature que Dieu nous donne gracieusement, car en elle, Dieu continue de se dire et de se faire reconnaître.

Père Sylvain YAI, Granville, France


Commentaires

  1. Bonjour Abbé. Merci infiniment pour le message dominical. Que Dieu veille sur nous. Bon séjour en France.

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